Claude Berthier, Peintre Tourangeau, s'était déjà distingué par sa rencontre avec le musicien Miles Davis qui, très séduit par le travail de Claude, le qualifie d'artiste aux cinq étoiles. A cet occasion, Miles Davis a fait rentrer 17 de ses tableaux dans sa collection.

A cet époque (année 90),  le peintre Berthier s'adonnait à l'essaimisme "une technique à ma connaissance non usitée, révéla cette expression nouvelle, apparue sous la forme d'un essaim de particules étroitement liées. L'essaimisme était né, de l'alliance de l'abnégation, de l'émerveillement et de l'obstination. L'un de ses principaux axes de recherche étant le mouvement, il tente par l'intermédiaire de cet essaimisme de lui apporter, élégance et sensualité."

 

Aujourd'hui le peintre a évolué et changé de style. Il nous explique l'origine de son nouveau style :

"C’est suite à un projet pour une grande marque de papier, qu’un début de recherche fût entrepris, il fallait apporter quelque chose de nouveau, et d’original.

 

 Le projet était dans mes cordes, une silhouette féminine fût stylisée, déformée, baptisée *, et présentée.

 Ok pour le travail, mais pas pour le financement.

 Je ne souhaitais pas, même avec « une bonne publicité » me lancer dans un tel contrat.

 

Mais cette recherche me plaisait, et bien sûr ne fut pas abandonnée.

 C’est donc depuis une dizaine d’années que « les recherches » se poursuivent.

 Longtemps ce fut un exercice « de style »

 Je m’imposais un travail particulier, qui consistait à placer une grosse tête de femme, et sur la surface  restante, le corps qui se trouvait un peu malmené, mais le seul objectif était que l’ensemble reste harmonieux, agréable à l’œil et que rien ne choque.

 Les toiles se sont succédées et les jours passaient, les mois, et maintenant les années.

 Bien sûr une évolution s’est présentée, elle fut analysée, et développée.

 Le personnage central est toujours la femme, toujours intrigante, maligne, énigmatique, toujours belle et très présente.

 Comment pourrais t-il en être autrement, une passion qui remonte à ma plus tendre adolescence oh oui la femme il faut oser la regarder, avec des yeux curieux, perçant la voûte pour y pénétrer, analyser, comparer et aimer, il est évident que sans amour le travail restera toujours en attente, que déesse ou femme aimante, elle sera là, à attendre la touche finale, qui fera d’elle l’unique, celle qui ressemblera à aucune autre, puisque son créateur l’a voulu ainsi.

 Oh femmes comme je vous aime.

  

  *C’est une main vagabonde qui traça sur une feuille, un visage de femme, puis un corps trapu, une poitrine généreuse et…la place manquant, ce fût de courtes jambes, bien écartées  (Qui font penser à la position des gallinacés) pour stabiliser ce corps .C’était le jour de la Saint Firmin, ni une ni deux son nom était trouvé, ce fût : Madame Firmin de Poule  Comtesse de … "